martes, 11 de octubre de 2011

La rencontre impossible

Entre tes collines de soie et tes abîmes
il me faut connaître le mystère des larmes.
Il est de haine, d’ardents désirs, de voracité sans fond,
il est de fi n qui étouffe, d’orbites vides,
il est de bateaux qui sombrent dans un coffre noir,
il est d’épée traversée par une langue en fl ammes,
il est crucifi xion interminable dans la bouche
de ton ventre
qui sans pitié remet mon ombre solitaire au monde,
c’est mon amour, avec son souffl e de brute et
ses tenailles rouges
et ces clous qui ne cessent de s’enfoncer dans ta chair
à coups de marteau d’âme. Ne voudrait-il pas être
comme les fl eurs,
bien plus arôme que forme ? Ne voudrait-il pas
avoir les mains à la mesure de la terre
pour caresser l’azur lointain qui dans tes yeux règne?
Ton coeur ne serait-il pas mon refuge d’or,
où les tempêtes se font soupir,
où l’ange redoutable nous arrache les molaires ?
Je ne t’ai jamais trouvée, je t’ai toujours perdue,
une éternité que je voyage en quête
de la rencontre impossible
pour te dire que c’est toi qui, baiser après baiser,
taillade après taillade,
a bâti mes rêves,
forant l’abîme jusqu’à le transformer en tour,
terrasse sans couronne où le soleil plonge
et m’oblige à le recevoir
transformé à tout jamais en lune.

A.J.

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